Le paradoxe de la condition humaine, c’est qu’ il n’y a rien qui nous soit aussi contraire que l’exigence de nous dépasser, et rien qui soit au ssi foncièrement nous-mêmes que le fond de cette exigence ou le fruit de ce dépassement. (p.11)
L’intelligence a beau affirmer les vérités métaphysiques et eschatologiques, l’imagination — ou le subconscient — continue à croire fermement au monde, non à Dieu ni à l’au-delà; tout homme est a priori hypocrite. La voie, c’est pré cisément le passage de l’hypocrisie naturelle à la sincérité spirituelle. (p.14)
Ce n’est que par l’inté riorité déifiante, quel qu’en soit le prix, que l’homme est p arfaitement conforme à sa nature. (p.15)
