On dit que l’humilité est la plus grande vertu.
Qu’est-ce que l’humilité ? La dévotion
Dans le désir de Dieu, et dans la confiance.
Celui qui ne le sait pas n’a pas la foi.
Les poèmes allemands de sens de Frithjof Schuon forment un tout métaphysique et spirituel qui unit les enseignements essentiels de ce Maître dans une forme aussi accessible qu’immédiate. La quintessence de l’ésotérisme qu’il nous offre est de la « simplicité » de la vérité nue. La poésie de Schuon s’allie à cette simplicité et permet à l’élixir de sa sagesse de couler d’une manière musicale. Cette poésie est directe – par le choix d’une forme d’expression qui utilise avant tout le « choc » esthétique, la « beauté mentale » pour utiliser la désignation de la poésie de Schuon, et cela par la fusion du contenu original et de la forme, par une « musicalisation » des concepts pédagogiques géométriques, afin de toucher profondément l’âme, sans détours ni précaution rhétorique. Ainsi, dans leur simplicité et leur franchise, ces poèmes peuvent sembler comme une dernière miséricorde, un peu comme une dernière bouée de sauvetage qui nous est jetée ; la miséricorde d’un sage dont la vie et l’œuvre ne peuvent être comprises que dans le signe du don, la médiation d’un noyau de certitude qui est la clef du bonheur dans ce monde et dans l’au-delà.
Patrick Laude, Georgetown University, Washington